Frais accessoires : comment compenser la perte des cliniques?

Frais accessoires : comment compenser la perte des cliniques?

Depuis le 26 janvier 2017, le gouvernement du Québec interdit aux médecins payés par la RAMQ de facturer des frais accessoires à leurs patients. Parmi la vingtaine de services concernés, on retrouve par exemple les ouvertures de dossiers, les prélèvements sanguins, les radiographies et les examens physiques.

Plusieurs acteurs du milieu de la santé appuient cette mesure, dont l’ex-président du Collège des médecins Yves Lamontagne, qui estime que les frais accessoires ne sont qu’un moyen détourné de faire plus d’argent. L’idée défendue est que les citoyens ne devraient pas avoir à payer les médecins pour recevoir des services de base, car ils payent déjà le gouvernement pour avoir accès à un système de santé gratuit.

Cependant, la suppression des revenus générés par les frais accessoires inquiète de nombreux intervenants quant à l’accès aux soins de santé.

Une perte de revenus avec des conséquences

Au total, les frais accessoires représentent des revenus estimés à 83 millions $ pour les cliniques médicales. Alors que le ministre de la Santé prétend que les services aux patients ne seront pas affectés, le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec croit au contraire que cette mesure représente un net recul pour les services rendus à la population. Un reportage de Radio-Canada souligne par exemple que certaines cliniques commencent déjà à fermer leurs portes en raison de cette mesure.

Que l’on se positionne pour ou contre l’abolition des frais accessoires, un constat s’impose : les cliniques les plus fragiles sur le plan financier se sentent confrontés à un dilemme. Doivent-elles compenser leur perte de revenus en coupant dans les salaires et les équipements, ou doivent-elle cesser d’offrir certains services afin de conserver leur structure financière?

PetalMD propose une piste de solution.

Augmenter les revenus des cliniques en éliminant les dépenses invisibles

Lorsqu’on est habitué à un système, on ne voit plus les dépenses qui lui sont liées et qui pourraient être évitées. Ces dépenses deviennent « normales », ou « invisibles ».

Il y a quelques années, PetalMD a constaté que les dépenses invisibles des cliniques médicales étaient surtout causées par les rendez-vous manqués et les tâches répétitives. L’entreprise a donc développé une solution de prise de rendez-vous en ligne à la fine pointe de la technologie capable de s’adresser à ces deux enjeux tout en facilitant l’accès aux soins de santé. Voici quelques exemples des économies potentielles réalisées par les cliniques qui adoptent une telle solution.

Réduire la quantité de rendez-vous manqués

Réduire la quantité de rendez-vous manqués :
11 900 $ par mois

Alors que les omnipraticiens s’inquiètent de la croissance du nombre de rendez-vous manqués et des pertes de temps qui en découle, une étude menée par Inforoute Santé Canada constate que l’adoption d’une solution de prise de rendez-vous en ligne peut faire passer le taux de rendez-vous manqués de 13 % à 4 %.

Pour un médecin omnipraticien qui planifie en moyenne 18 consultations par jour et qui travaille 4 jours par semaine, cette diminution de 9 % représente 7 consultations de plus par semaine. Considérant que les revenus moyens par consultation sont de 85 $, on parle ici de revenus additionnels de 595 $ par semaine.

Pour une clinique de taille moyenne dans laquelle 6 médecins travaillent chacun 40 semaines par année, cette diminution des rendez-vous manqués peut représenter des revenus s’élevant à 142 800 $ par année, soit 11 900 $ par mois!

Mettre fin aux rappels téléphoniques :
7 700 $ par année

Le personnel administratif d’une clinique consacre en moyenne 90 secondes par patient lorsque vient le temps d’effectuer des rappels de rendez-vous au téléphone.

Si l’on reprend l’exemple de notre clinique de 6 médecins qui travaillent 40 semaines de 4 jours par année à 18 consultations par jour, on arrive à 432 heures dédiées aux rappels de rendez-vous chaque année. Dans la mesure où les adjointes administratives ont une rémunération moyenne de 18$/ heure, une solution qui automatise entièrement les rappels représente une économie indirecte de 7 776 $ par année.

Éliminer la double saisie des données patients :
4 600 $ par année

Il existe des portails de prise de rendez-vous en ligne qui n’impliquent aucun coût pour les cliniques parce que les factures sont remises aux patients. Cependant, même avec un tel portail, les données ne sont pas synchronisées avec le dossier médical électronique (DMÉ). Cela signifie que le personnel administratif doit retranscrire manuellement les plages de rendez-vous dans leur propre système et qu’il y a des risques de double réservations.

Selon nos observations, la retranscription manuelle des données nécessite environ 90 secondes par patient. Si l’on reprend notre clinique de 6 médecins et que l’on suppose qu’elle offre 40 plages de consultation sans-rendez-vous par semaine du lundi au vendredi, cela représente 260 heures par année de travail. En s’appuyant de nouveau sur la rémunération moyenne de 18 $/ heure, cela nous mène à 4 680 $ par année.

Automatisation de la prise de rendez-vous en ligne

Diminuer les prises de rendez-vous par téléphone :
8 600 $ par année

En examinant les données de nos utilisateurs, nous arrivons aux mêmes conclusions qu’une étude menée par Inforoute Santé du Canada, à savoir que chaque appel de prise de rendez-vous téléphonique nécessite en moyenne 127 secondes d’intervention. Pour notre clinique de 6 médecins à 18 consultations par jour sur une période de 40 semaines de 4 jours, on arrive à un peu plus de 600 heures par année.

Quand on sait que la prise de rendez-vous en ligne réduit de 80 % le temps consacré à la prise de rendez-vous téléphonique par le personnel administratif, on peut postuler des économies de 480 heures par année. À 18$/heure, cela représente 8640 $.

Attention : chaque clinique est différente!

Évidemment, chaque clinique a sa propre réalité et ses propres variables, ce qui signifie que les calculs ci-dessus ne font que donner un aperçu des économies potentielles. Une étude citée par Inforoute Santé du Canada, par exemple, estime que les économies globales liées à l’adoption d’une solution de prise de rendez-vous en ligne avoisinent les 220 $ par médecin par semaine.

Mais quel que soit le calcul utilisé, il est indéniable qu’adopter une solution de prise de rendez-vous en ligne intégrée réduit considérablement les coûts d’opération d’une clinique. Est-ce que ces économies peuvent compenser le manque à gagner causé par l’abolition des frais accessoires? Difficile à dire, car chaque clinique est unique et libre d’offrir les services qu’elle désire.

Rendez-vous patient en ligne

Et l’accès aux soins de santé dans tout ça?

Personne n’aime subir une diminution de revenus. Mais socialement parlant, le véritable enjeu de l’abolition des frais accessoires est l’accès aux soins de santé.

Au-delà des considérations économiques qui monopolisent trop souvent notre attention, la solution proposée par PetalMD permet aux cliniques de consacrer plus de temps aux patients en éliminant de nombreuses tâches répétitives. Elle permet également aux patients d’accéder plus facilement aux soins de santé en leur évitant d’attendre au téléphone ou de payer pour prendre un rendez-vous en ligne, tout en réduisant le temps que les médecins perdent en raison des rendez-vous manqués.

Car au final, toutes les cliniques médicales devraient converger vers cet objectif commun : faciliter l’accès aux soins de santé.

Comment choisir une solution de prise de rendez-vous en ligne Télécharger
Caroline St-Laurent, Conseillère en technologie de la santé

Publié par Caroline St-Laurent, Conseillère en technologie de la santé

Caroline St-Laurent est une passionnée des nouvelles technologies et du domaine de la santé. Graduée en communication à l’Université de Montréal, elle a une excellente compréhension des besoins des professionnelles de la santé et est capable de leur suggérer les outils technologiques les plus adaptés à leur réalité.